Happy (co)working

Dans la vie d’un digital nomad : ils nous racontent !

Le métro-boulot-dodo ne fait plus rêver et on observe un besoin grandissant de flexibilité au sein de la vie de bureau. Pour garder leur attractivité, les entreprises cherchent donc à s’adapter à ces nouvelles envies des salariés. C’est là que le télétravail entre en jeu ! Aujourd’hui, le nomadisme, c’est-à-dire travailler tout en voyageant, est un mode de vie qui séduit. En effet, ils sont de plus en plus a sauter le pas et à troquer leur pass Navigo contre un billet d’avion.

Pour mieux comprendre le phénomène, nous sommes partis à la rencontre de trois digital nomads : Mélissa, 22 ans, storyteller et content creator et digital nomad depuis quelques mois, Laetitia, 32 ans, business developper pour des agences de communication et digital nomad depuis trois ans et Jérôme, 32 ans, consultant en stratégie et digital nomad depuis quatre ans. Dans cet article, ils vous racontent leur parcours, leurs expériences… et livrent également leurs conseils pour se lancer dans l’aventure du nomadisme.

C’est décidé, je passe au nomadisme !

Contrairement aux idées reçues, le nomadisme n’est pas réservé qu’aux jeunes de la génération Y. Qu’on ait 20, 30, 40 ou 50 ans, il est possible de passer le cap et de changer totalement de mode de vie. Mais il est certain qu’adopter le nomadisme, ce n’est pas comme changer de chaussettes. Cela demande quelques instants de réflexion. Néanmoins, pour certains, comme pour Laetitia, devenir digital nomad est une décision qui s’impose à eux de façon très naturelle.

Laetitia : « J’avais cet idéal de vie en tête depuis la fin de mes études : pouvoir travailler d’où je veux et vivre au bord de la mer. Mais après réflexion, ce statut de digital nomad est venu à moi sans que je planifie quoi que ce soit, comme une évidence. »

Laetitia ROY
Laetitia ROY

Pour d’autres, ce sont les voyages et les expériences qui les font réaliser qu’un mode de vie « traditionnel » et sédentaire n’est pas ce qui leur convient. C’est après un burn-out et un voyage à Bali que Mélissa décide de se lancer dans l’aventure du nomadisme.

Mélissa : « C’était ici (Bali) que je me sentais bien et que j’allais pouvoir développer les projets qui me trottaient dans la tête depuis des mois. J’allais donc rentrer à Paris, obtenir mon diplôme et acheter mon billet sans retour pour Bali. »

Toujours est-il que même si nos trois digitals nomads le sont devenus en empruntant des chemins différents, il y a une chose sur laquelle ils sont unanimes : pour eux, le nomadisme rime avec liberté, indépendance et découvertes !

Comment organiser son séjour ?

Mélissa BELLON
Mélissa BELLON

Quand on pense digital nomad, on a souvent l’image d’un backpacker, toujours en vadrouille. Néanmoins, il faut savoir qu’il y a plusieurs types de nomades : il y a effectivement ceux qui ont la bougeotte et ne restent pas plus de deux semaines à un endroit, il y a ceux qui préfèrent séjourner dans des lieux pendant plusieurs mois et enfin, il y a ceux qui ont une base fixe et profitent du nomadisme pour partir s’aérer de temps à autre. Pour certains nomades aussi, il est donc important d’avoir le temps de s’acclimater, de trouver un rythme et de nouvelles habitudes dans chaque endroit visité.

Laetitia : « Je choisis mes destinations au coup de cœur et opportunité(s). Je n’ai pas pu prendre de vacances cet hiver : au lieu de faire un break de 3 semaines loin à l’étranger, j’ai choisi de m’installer à Lisbonne 6 semaines. J’ai pu travailler de là-bas et prendre le temps d’explorer cette ville que je voulais découvrir depuis tant d’années. »

Jérôme : « En général, je reste entre 5 et 20 jours par endroit et entre 1 et 3 mois pour ceux qui me plaisent beaucoup. »

Laetitia : « J’ai habité et travaillé 4 ans en Asie : la vie va à 1000 à l’heure là-bas, on peut dire que j’ai bougé sans arrêt durant cette expatriation. Je suis rentrée en France et j’ai trouvé un certain confort à ne plus bouger en permanence. »

Mélissa : « Canggu est un endroit qui bouge beaucoup en terme d’entrepreneuriat. Il y a un nombre incalculable de conférences, d’événements et de workshops gratuits sur des sujets très variés : le marketing digital, les réseaux sociaux, l’entrepreneuriats, la recherche de clients, le développement personnel… Pour moi, c’est important que la destination regroupe nature, culture, workingspace, esprit entrepreneurial… »

Quelques conseils pour vous lancer !

Le nomadisme fait rêver mais passer le cap est parfois une étape difficile. En effet, cela demande une bonne dose de courage et de confiance en soi. Voici les conseils de nos trois digital nomads pour se lancer :

Mélissa : « Ne pas avoir peur de se lancer et de tout quitter. Être patient : il faut se créer un réseau, ce qui peut être compliqué lorsqu’on arrive dans un pays inconnu, où la langue principale n’est pas notre langue maternelle. Se rendre à des workshops, des événements, des conférences… Être capable de s’adapter, de s’auto-discipliner, et devenir un expert pour chercher des solutions plus que des excuses. »

Jérôme : « Choisissez des endroits agréables bénéficiant d’une bonne connexion Wi-Fi et voyagez de façon minimaliste. »

Laetitia : « Il faut être capable de se fixer une rigueur avec un rythme strict de travail et supporter de temps à autre la solitude. »

Jérôme SEVESTRE
Jérôme SEVESTRE – Crédits Samuel Dejours

Demain, tous nomades ?

On entend un peu partout que, demain, la majorité de la population active sera composée de travailleurs en freelance. Néanmoins, il est essentiel de ne pas confondre freelancers et digital nomads. Il est vrai que beaucoup de digital nomads sont freelancers mais il existe aussi certaines entreprises comme Buffer qui permettent à leurs salariés de travailler en full-remote, c’est-à-dire en télétravail permanent.

Jérôme : « Pour ceux qui ont l’audace de se lancer oui. Le freelancing est l’avenir, le nomadisme est un choix de vie. C’est différent. »

Laetitia : « Il y a une vraie tendance au télétravail. Les entreprises devraient être plus flexibles par rapport à cette alternative. Cependant, je ne suis pas sûre que tout le monde puisse le faire, certaines personnes ont besoin d’un cadre plus rigide au sein d’une unique entreprise et une équipe au quotidien »

Conclusion : le nomadisme est une opportunité incroyable offerte notamment par le développement des technologies. Il permet d’être plus flexible et de voir du pays mais il ne faut pas oublier que c’est un véritable mode de vie et qu’il ne convient donc pas forcément à tout le monde… Et vous, prêt à passer le cap ?

Canelle Mengual

Chargée de communication

Cette grande curieuse vous partage ses dernières trouvailles sur le Future of Work. Ses sujets de prédilection : les tendances globales, sociales et écologiques.

Copyright © 2019 Bureaux à partager. Tous droits réservés