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Nos conseils pour réussir à vraiment déconnecter !

Nos conseils pour réussir à vraiment déconnecter !

Entrepreneuriat, coworking, télétravail… le travail évolue et offre aujourd’hui de nombreux avantages : plus d’indépendance, de flexibilité, d’esprit de communauté. Mais voilà, ces nouveaux modes de travail engendrent également un effacement de la limite entre la vie professionnelle et la vie personnelle, ce qui n’est pas toujours évident à gérer. D’où l’importance de la déconnexion. Vous avez dit déconnexion ?

Déconnexion : késako ?

En 2017, le droit à la déconnexion a fait son entrée dans le code du travail français. Mais dis donc Jamy, c’est quoi exactement le droit à la déconnexion ? C’est permettre aux employés de ne pas se connecter à leurs outils professionnels lors de leurs temps libres, c’est-à-dire les soirs, les week-ends, ou pendant les vacances. L’objectif de cette loi est de lutter contre le burn out en donnant la possibilité aux salariés de ne plus entremêler vie privée et vie professionnelle.

Nos conseils pour réussir à vraiment déconnecter !

Une loi c’est bien, une application c’est mieux. On vit dans un monde paradoxal : les technologies sont développées pour nous assurer une meilleure productivité et in fine qualité de vie, le bien-être au travail intéresse de plus en plus d’entreprise ainsi que les individus et pourtant… Celles-ci engendrent parfois une pression et une difficulté à déconnecter. Une étude IFOP de 2017 a montré que 78% des cadres consultaient leurs emails, sms ou appels professionnels pendant leur temps off. C’est un chiffre impressionnant mais qui est stable depuis 2016. Ce qui est plus inquiétant est que la fréquence des consultations des outils a quant à elle augmenté. Être capable de se mettre des limites, de s’écouter et de dire stop, c’est pas simple comme bonjour. C’est pour ça qu’on a décidé de vous en parler.

78% des cadres consultent leurs emails, sms ou appels professionnels pendant leur temps off

Se remettre au centre

Quand on en discute, on a souvent l’impression que la déconnexion c’est un luxe que l’on peut seulement s’offrir pendant ses vacances. Que c’est le moment de l’année que chacun attend pour enfin mettre son ordinateur ou son smartphone professionnel de côté, ne plus lire ses mails et enfin respirer. Seulement, ce principe est un principe que l’on devrait tous apprendre à appliquer au quotidien. La déconnexion, ça devrait se faire chaque soir en quittant le travail. On ferme ses mails, on éteint son ordinateur et on change de mode : on se remet au centre de notre attention et de notre vie.

C’est pas une mince affaire, on ne dit pas le contraire… On peut quand même vous donner quelques conseils qui marchent pour nous. Comme dirait l’autre : ça ne mange pas de pain.

Ouste, chère culpabilité…

Le premier motto à avoir : déculpabiliser. Avec une activité professionnelle, on a souvent des journées bien pleines, on essaie d’être le plus efficace possible, de tout gérer en même temps et quand arrive le soir, on a souvent du mal à se sortir ces petits tracas de nos têtes. Déculpabilisons de ne pas parvenir à tout faire et surtout déculpabilisons de laisser notre vie professionnelle au travail. C’est important mais ça n’est pas tout. Ce processus passe aussi par une désacralisation des heures supplémentaires : partir « tôt » n’est pas synonyme de travail mal fait ou de non implication. Il a d’ailleurs été montré que les travailleurs les plus productifs sont ceux qui passent le moins de temps au bureau.

…Bonjour, organisation !

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Le deuxième point découle donc du premier : s’organiser. Les to do lists, c’est formidable : ça permet de garder un œil sur les tâches à accomplir. Le seul hic : les longues listes peuvent parfois déprimer et devenir contre productives. On n’en voit plus la fin, on ne sait pas par quoi commencer et comment s’organiser. Tout ça finit par nous faire culpabiliser lorsqu’on ne parvient pas à tout faire. Pour palier ce sentiment de surcharge, le mot d’ordre est prioriser. Ca peut se faire de manière digitale avec des outils comme Trello ou Asana qui permettent de classer les to dos en fonction de points d’importance ou bien un calendrier organisé du type bullet journal pour avoir une vision globale au quotidien mais aussi sur toute l’année. L’essentiel étant de détacher ce qui est impératifs des to dos que l’on peut décaler à plus tard.

On prend un moment pour s’échapper

Instaurer de nouveaux rituels, c’est un des piliers de la déconnexion. Ces derniers varieront suivant les personnes, les goûts, les habitudes de vie, les temps de trajet. Mais il y a d’ores et déjà quelques petites applications simples qui peuvent être adoptées par tout le monde.

Detoooox time

On peut par exemple se mettre au défi en testant les moments digital detox : des soirées, week-ends pour les plus courageux, sans téléphone, voire sans appareils électroniques tout court. On arrête d’essayer d’occuper tout son temps à tout prix en surfant sur les réseaux sociaux et compagnie. On s’inspire du slow life pour profiter du moment.

Le but étant de reprendre du temps pour soi. On a tous déjà dit : « Si j’avais le temps, je reprendrais bien le lancer de menhir… » Finalement, le temps on l’a. Le problème ? On ne le prend pas.

Namasté

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La pratique de la méditation gagne en popularité : à la maison grâce à des applications, dans un centre de méditation ou dans des espaces coworking. Et ce n’est pas sans raison. Grâce à une écoute du corps et de l’esprit, celle-ci permet de s’échapper et de ralentir. Si on sort du travail fatigué et stressé, entamer une séance de méditation permet de sortir du mode travail pour se détendre. On est ensuite plus apte à profiter pleinement des moments personnels.

Si on sort du travail fatigué et stressé, entamer une séance de méditation permet de sortir du mode travail pour se détendre

Et puis, rappelons que méditer c’est aussi ne rien faire. S’ennuyer devient un phénomène de plus en plus rare. Dans notre société moderne, les temps calmes sont souvent comblés par l’utilisation du smartphone, de l’ordinateur ou de la tablette. On fuit l’ennui. Ca nous dérange de ne rien faire, de ne pas être partout. Encore une fois, on se culpabilise. Portant une connotation négative, l’ennui est pourtant productif. Mais l’important est de rappeler que l’ennui mène à la créativité. On aurait presque envie de se lancer et de télécharger une application de méditation ou d’aménager une pièce zen dans ses bureaux illico presto, non ?

Canelle Mengual

Chargée de communication

Cette grande curieuse vous partage ses dernières trouvailles sur le Future of Work. Ses sujets de prédilection : les tendances globales, sociales et écologiques.

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