Happy (co)working

Bienveillance au travail : mission impossible ?

La Journée Mondiale de la gentillesse, c’est une fois dans l’année mais c’est mieux si c’est tous les jours ! Depuis quelques années, le concept de bienveillance est mis sur le devant de la scène : il faudrait l’appliquer avec ses proches, dans les salles de classe et même dans les entreprises. Pour certains, la bienveillance est partout et est applicable par tous. Mais pourquoi ce phénomène convainc-t-il de plus en plus de personnes ?

La bienveillance : facteur bien-être

Plusieurs études se sont intéressées à la bienveillance pour observer les bienfaits que l’on peut en retirer.

La première chose qui en ressort : évoluer dans un environnement bienveillant engendrerait une amélioration du bien-être au travail. En effet, de nombreux salariés souffrent de pression en entreprise ce qui dégrade à la fois leur qualité de vie au travail mais aussi leur confiance en eux. Et la bienveillance, ça rime à quoi ? C’est un engagement de soi vis-à-vis de ses collègues, c’est tenter d’avoir un contact plus humain et de prendre en compte les émotions de chacun.

La bienveillance pourrait augmenter la productivité d’une équipe de 12 %

Grâce à cette prise en considération, les collaborateurs peuvent s’épanouir et retrouver un sens à leur travail. Et des collaborateurs qui se sentent mieux dans une entreprise sont des collaborateurs qui s’impliquent plus. La preuve est que, d’après une étude menée en 2014 par le département d’économie de l’Université de Warwick au Royaume-Uni, la bienveillance pourrait augmenter la productivité d’une équipe de 12 % ! A croire que le bien-être au travail, c’est finalement plus qu’un babyfoot !

Faire rimer bienveillance avec exigence

On vous entend déjà crier de joie : « Nom d’une brindille, c’est la recette miracle ! ». Mais le risque d’un management relationnel est qu’il soit basé sur une bienveillance unilatérale, c’est-à-dire que celle-ci se fasse uniquement des managers vers les collaborateurs mais qu’elle ne soit pas appliquée de manière globale à l’entreprise, aussi des collaborateurs vers les managers.

La bienveillance, c’est instaurer un climat de confiance pour que chacun puisse se sentir épanoui, motivé et aie l’envie de se surpasser

De plus, dans l’esprit de beaucoup, être bienveillant, c’est « être un bisounours ». Erreur ! Être bienveillant peut très bien, et doit aussi, rimer avec exigence. Le terme « bienveillance », signifiant « veiller sur… », ne veut pas dire qu’il faille dire amen à tout et que l’on ne doit plus avoir d’attente de la part de ses collaborateurs. Au contraire, cela revient à instaurer un climat de confiance afin que chacun puisse se sentir épanoui, motivé et ait ainsi l’envie de se surpasser.

Les limites de la bienveillance, c’est d’assumer que celle-ci s’obtient à coups de beaux bureaux, de services en tout genre et de Chief Happiness Officers. Remettre les employés au centre d’une organisation et vouloir leur bien-être, c’est super. Seulement, le risque est de croire que proposer ces services est une condition sine qua non au bien-être au travail et aussi, et surtout, qu’il se limite à cela. Quand on voit qu’aujourd’hui des entreprises développent de véritables mini villes pour leurs employés, on peut se demander si la motivation est réellement le bonheur des collaborateurs. En effet, ces campus sont de vrais facilitateurs de vie mais tendent aussi à isoler les salariés du monde extérieur et à leur ôter leur vie privée… et ce au profit du travail. Ce qui, pour le coup, manque quelque peu de bienveillance…

La bienveillance chez BAP

Le cœur de Bureaux A Partager, c’est l’humain. C’est en apprenant les uns des autres et en évoluant au quotidien, ensemble, en confiance et bienveillance que nous essayons de faire avancer le groupe.

La bienveillance est donc une grosse partie de notre coolture. Elle s’illustre à travers quelques traditions :

  • Le Gorille/Cacahuète : Tous les trois mois, chaque collaborateur doit secrètement prendre soin d’un ou d’une collègue pendant un mois. Le but ? S’intéresser et être à l’écoute pour pouvoir faire plaisir.
  • Le droit à l’erreur : Chez nous, chacun et chacune est poussé(e) à tester de nouvelles choses, constamment. C’est pourquoi, il est d’autant plus important d’avoir le droit de se tromper. Le tout étant de reconnaître l’erreur, de comprendre ce qui n’a pas marché pour ensuite pouvoir progresser.
  • Le démineur : Pour éviter le dénigrement entre collaborateurs, on a mis en place ce qu’on appelle le « déminage ». Dès lors qu’on entend, voit ou ressent des choses qui ne nous plaisent pas, on peut faire une session de déminage avec l’intéressé(e). Le but étant de se dire les choses avec bienveillance, en ne blessant blesser personne et en ayant une conversation constructive.

On ne dit pas que c’est toujours facile, loin de là. La bienveillance est un concept riche mais difficile à mettre en place au quotidien surtout dans notre société actuelle. Le stress, la pression et la culture font que l’on a parfois du mal à adopter des attitudes bienveillantes, même si l’on en a très envie.

Dans notre Monde, où la technologie prend de plus en plus de place, il devient d’autant plus crucial pour les entreprises de redonner de l’importance à l’humain en recrutant des personnes sachant instaurer un climat de confiance. Alors, la bienveillance n’est-elle finalement pas la compétence professionnelle de demain ?

Canelle Mengual

Chargée de communication

Cette grande curieuse vous partage ses dernières trouvailles sur le Future of Work. Ses sujets de prédilection : les tendances globales, sociales et écologiques.

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