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BAP lance sa propre ligne de mobilier !

BAP lance sa ligne de mobilier de coworking

Pour réinventer le travail et accompagner ses mutations, BAP développe plusieurs produits et services regroupés en 3 pôles : une plateforme digitale dédiée à la recherche de bureaux flexibles (bureauxapartager.com), un logiciel de gestion d’espaces partagés (Link) et son propre réseau d’espaces de coworking (Morning Coworking). 

Pour chaque pôle, l’équipe BAP conçoit, développe et teste en permanence ses propres innovations, qu’elles soient techniques (dév’, web, ergonomie), sociales (politique RH créative, outils facilitateurs de rencontres) ou design. Pour porter ce dernier point, BAP a lancé en juillet son propre atelier d’ébénisterie. L’ambition affichée ? Développer sa propre marque de mobilier de bureau, rien que ça.

Coworking & scies sauteuses ?

« On a commencé par réaliser une phone Box en bois. Un vrai ovni à designer, sa forme octogonale devait reprendre les formes du logo BAP. Pas simple. »

L’atelier est hébergé chez MorningOS, à Bagnolet. Dans un sous-sol éclairé par de nombreux soupiraux où s’entassent planches, tiges d’acier, scies sauteuses et perceuses en tout genre. Le lieu est investi par Martin Roger et Roseline Alias, tous deux passés par l’école Boule. Depuis juillet 2017, ils ont intégré les équipes de Morning Coworking pour travailler en étroite collaboration avec Elise, en charge de l’aménagement de l’ensemble des espaces de coworking du réseau.  « On a commencé par réaliser une phone Box en bois. Un vrai ovni à designer, sa forme octogonale devait reprendre les formes du logo BAP. Pas simple. »

 

Tout au long de l’été, les commandes s’enchainent. Elise réclamant des mobiliers sur-mesure pour répondre aux besoins des différents espaces : une étagère pour combler la niche d’un couloir, un meuble d’appoint pour une salle de réunion, des sièges hauts pour le comptoir d’un open space.

A chaque fois la démarche est la même. Martin et Roseline dessinent, réalisent des modélisations 3D qui devront être validées par Elise et Guillaume. Ensuite, la création démarre à l’atelier avec les commandes de matières premières. Le montant du budget détermine le choix du bois : chêne ou hévéa, selon les cas. Les découpes de métaux et les soudures sont aussi réalisées à l’atelier. Martin dispose d’une table de soudure pour créer un arc électrique pour chauffer la matière alors qu’un système d’électrodes lui permet de fusionner les modules métalliques.

En 3 ou 4 jours, une étagère sur-mesure est dessinée, façonnée, installée sur site.

L'atelier de BAP

 

Création d’une ligne de mobilier « coworking »

« Il nous faut un bureau à moins de 100 euros de matières brutes. Et je ne veux plus de mobilier Ikéa, blanc, froid, impersonnel, que l’on retrouve partout. » Clément Alteresco (CEO de BAP)

Au-delà de la création de pièces sur-mesure, l’atelier s’est fixé un objectif plus ambitieux : la création d’une gamme de mobilier spécifique aux espaces de coworking. La première pièce de la collection sera… un bureau. Le cahier des charges de Clément Alteresco (CEO de BAP) est très simple : « Il nous faut un bureau à moins de 100 euros de matières brutes. Et je ne veux plus de mobilier Ikéa, blanc, froid, impersonnel, que l’on retrouve partout. »

Une tablea de réunion à Morning Monceau

Les premiers prototypes sont développés en septembre. De nombreux tests sont réalisés sur l’épaisseur de pieds, les traverses. « Une table, ce n’est pas seulement un plateau et 4 pieds. La structure doit être stable et inflexible. » L’atelier développe des raidisseurs discrets. Visuellement, certains détails alourdissent la structure et la rapproche (dangereusement) d’un bureau standard. Le modèle validé est à l’image de BAP : simple, léger, robuste, sans rien à cacher. Martin précise les choix de matière : « On a fait du contreplaqué « tout bouleau » pour avoir une régularité dans la tranche avec les stries visibles et un plaquage de chêne. On tenait aussi à éviter le passe-câble en plastique. Nous avons usinés des trous à la défonceuse pour des profils adaptés. »  Comme toutes les innovations de BAP, le modèle est testé et approuvé par l’ensemble de l’équipe.  En parallèle, l’atelier met tout en œuvre pour développer un objet 100% Made In France. Une entreprise bretonne Coutarel fournit et façonne les structures en acier, les pièces de quincaillerie viennent de chez Legallais, les plateaux de bois sont délivrés par le groupe Barillet et c’est une entreprise nantaise spécialisée dans le vernissage de bateaux qui s’occupera de bureaux, pour changer.

« Réaliser un prototype et le produire à plusieurs centaines d’exemplaires en 2 mois, c’est assez inhabituel. C’est pour ça que l’atelier existe ! »

 

L'esapce repos du Morning Café à Morning Monceau

La première production est réalisée en un temps record. En septembre, les équipes commerciales annoncent la prise en gestion d’un immeuble dans le quartier de Monceau (8earr de Paris) : 3 étages de 3000 m2 sont à aménager et à meubler pour le 3 novembre. Autrement dit, 400 bureaux doivent être réalisés en 6 semaines. « Réaliser un prototype et le produire à plusieurs centaines d’exemplaires en 2 mois, c’est assez inhabituel. C’est pour ça que l’atelier existe ! » insiste Martin.

BAP challenge le monde de l’immobilier et du mobilier et ne compte pas s’arrêter là. Une prochaine version améliorée du bureau est déjà en cours de réalisation. Elle ira probablement habiller les espaces Morning Coworking qui ouvriront courant mars à Clichy et Rue d’Amsterdam.

Les bureaux made in BAP

François

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